Amende trottinette électrique : quel montant prévoir en France ?

Rouler à 25 km/h sur une voie interdite expose à une sanction immédiate de 135 euros. L’absence de gilet réfléchissant la nuit ou en cas de faible visibilité entraîne une amende forfaitaire de 35 euros. Utiliser une trottinette électrique sans assurance obligatoire peut coûter jusqu’à 3 750 euros.

Depuis 2019, le tour de vis réglementaire ne fait que se resserrer, et beaucoup de conducteurs ignorent les risques réels : un simple téléphone à la main peut suffire à récolter une contravention. Montant de l’amende, circonstances aggravantes, cumul des infractions… Les sanctions frappent selon la gravité du manquement, la récidive et l’obligation de respecter des règles précises propres à ces engins encore nouveaux dans nos villes.

Trottinettes électriques en France : ce que dit la loi aujourd’hui

La trottinette électrique, désormais bien installée parmi les nouveaux véhicules électriques individuels (NVEI), ne bénéficie plus d’aucune tolérance d’incertitude. Depuis le décret du 23 octobre 2019, le code de la route encadre chaque aspect de leur usage pour tous, du centre-ville de Paris à la campagne la plus tranquille.

La vitesse maximale autorisée s’arrête à 25 km/h, jamais plus. Au-dessus, la sanction tombe : le bridage du moteur n’est pas une option. Pas question non plus de foncer sur les trottoirs, sauf si la mairie le permet et à condition de rouler tout doucement, sans jamais gêner les piétons. Dans les zones piétonnes, priorité totale aux marcheurs. Pour circuler, les pistes cyclables sont la voie royale, sinon la chaussée limitée à 50 km/h maximum.

Voici les points à retenir sur les restrictions et obligations principales :

  • Rouler sur les trottoirs sans autorisation municipale reste strictement interdit
  • Le stationnement est soumis à des règles précises, souvent sur des emplacements dédiés
  • Le port d’un gilet rétro-réfléchissant est requis hors agglomération, la nuit ou par mauvaise visibilité

Pour piloter un NVEI, il faut avoir au moins 12 ans. Le transport de passagers ? Toujours prohibé. Côté sécurité, chaque engin doit posséder un système de freinage efficace, un avertisseur sonore et des feux avant et arrière. Ces équipements réduisent les risques d’accidents en milieu urbain. La législation s’harmonise progressivement avec celle des vélos, mais chaque sortie réclame vigilance et respect des règles, sous peine de sanction immédiate.

Quels sont les comportements à risque et leurs sanctions ?

En France, piloter une trottinette électrique ne laisse aucune place à l’à-peu-près. Chaque infraction a un coût, et celui-ci n’est pas négligeable. La grille tarifaire du code de la route ne laisse aucune ambiguïté : rouler sur les trottoirs sans l’accord de la mairie ? C’est 135 euros d’amende. Écouteurs ou casque audio sur les oreilles ? Même tarif, sans discussion possible. La sécurité des piétons prime sur tout le reste.

Les principales sanctions s’appliquent selon la nature du comportement :

  • Dépassement de la vitesse maximale autorisée (25 km/h) : amende de 1 500 euros si la trottinette est débridée, car l’engin est alors assimilé à un cyclomoteur non homologué
  • Transport de passager : 35 euros d’amende, même pour un court trajet à deux
  • Manque d’équipement rétro-réfléchissant ou absence d’avertisseur sonore : 35 euros

Refuser de rouler à allure modérée ou causer une gêne dans une zone piétonne expose également à une amende de 35 euros. Les autorités veillent à préserver une cohabitation sereine, en particulier dans les grandes villes et à Paris, où la densité de piétons rend chaque écart dangereux. Les opérateurs de location, via leur service client, jouent d’ailleurs un rôle actif pour rappeler ces règles et accompagner les utilisateurs dans leur apprentissage quotidien.

Modèles, équipements et obligations : bien choisir sa trottinette pour rouler en règle

Opter pour une trottinette électrique ne se limite pas à une histoire de style ou d’autonomie. Les modèles commercialisés en France doivent cocher toutes les cases d’une réglementation stricte. Première étape, la certification de conformité : moteur bridé à 25 km/h, absence totale de siège, un seul utilisateur. L’engin échappe à ces normes ? La sanction peut atteindre 1 500 euros si la trottinette est débridée.

Du côté des équipements, la loi se montre tout aussi exigeante. Chaque trottinette doit proposer un avertisseur sonore et des feux avant et arrière bien visibles. Pour la sécurité, des catadioptres latéraux et arrière sont aussi imposés. La nuit ou par mauvais temps, le gilet rétro-réfléchissant devient incontournable. Enfin, un système de freinage performant sur les deux roues est requis.

Pour vous repérer, voici les éléments à vérifier avant toute utilisation :

  • Homologation du modèle : à contrôler absolument
  • Avertisseur sonore et feux : présence obligatoire
  • Équipement rétro-réfléchissant : à porter la nuit ou sous la pluie
  • Système de freinage : doit agir sur les deux roues

Le casque reste facultatif pour les adultes, mais son port est vivement conseillé, surtout en ville. Les assurances trottinettes électriques gagnent du terrain : elles accompagnent la croissance de la mobilité urbaine. Avant d’acheter ou de louer, prenez le temps de vérifier la conformité du modèle et la présence de tous les dispositifs requis. Un oubli, et le risque de sanction devient bien réel.

Assurance et sécurité : pourquoi ces protections sont essentielles pour éviter les mauvaises surprises

Se déplacer à trottinette électrique sans assurance, c’est jouer avec le feu. La loi française exige une assurance responsabilité civile dédiée à chaque engin de déplacement personnel motorisé. Un accrochage, une chute, un piéton blessé ou un véhicule endommagé : sans cette couverture, la note peut s’envoler bien au-delà du prix de la trottinette.

Le marché s’est adapté : aujourd’hui, plusieurs compagnies, à l’image de Luko, proposent des contrats spécifiques aux trottinettes électriques. Ces offres s’obtiennent en ligne, sans complication, pour quelques euros par mois. Mais attention : si vous pensez être couvert par votre assurance habitation, prenez le temps de relire les conditions. La couverture standard ne s’étend pas systématiquement à ce type d’engin.

Voici ce qu’il faut comparer avant de souscrire :

  • Responsabilité civile : prise en charge des dommages causés à autrui
  • Garanties complémentaires : vol, casse, assistance juridique
  • Souscription en ligne : accessible, modulable, rapide

Sur la route, le port du casque, l’attention permanente et le respect du code de la route restent vos meilleurs atouts pour éviter l’accident. Mais seule une assurance trottinette électrique vous protège vraiment en cas de coup dur. La réglementation ne laisse aucune place à l’incertitude : mieux vaut un contrat en poche qu’une facture salée à régler.

À chaque trajet, le choix se répète : respecter la règle, ou risquer gros. La trottinette électrique s’est imposée dans les villes, mais la vigilance, elle, ne doit jamais céder le guidon.

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